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Histoire
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Située sur une ancienne voie romaine, autrefois premier relais de poste en venant de Paris, Saclay est située au centre du plateau qui porte son nom. L’origine de Saclay semble remonter au XIIème siècle. Vers 1100, Louis VI pacifie cette région du Hurepoix, en proie à d’incessantes luttes féodales et la réunit au domaine royal. Saclay fait alors partie du Comté de Montlhéry et relève de la Prévôté de Châteaufort. 
Au XVIème siècle, Saclay est divisé en multitude de seigneuries laïques qui vont être peu à peu supplantés par des ecclésiastiques (Célestins de Marcoussis, Abbés de Saint-Germain-des-Prés, la congrégation des prêtes de la mission nommée par saint Vincent de Paul) et une bourgeoisie parisienne désireuse d’acquérir des biens fonciers. 
En 1684, Louis XIV fait aménager l’étang pour alimenter les rigoles conduisant l’eau vers le château de Versailles.
Contrairement à d’autres communes du canton, le village Saclay (Bourg) et l’écart de Villeras (Val d’Albian) se sont développés au XVIIIème siècle. Peu de modifications sont intervenues jusqu’en 1808 : petites maisons et grandes fermes centrées autour de l’église. Installé entre 1948 et 1950, le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) et la DGA Essais Propulseurs occupent une partie du plateau jadis entièrement cultivé.
L’image de son territoire tient à la fois de la ruralité et de la modernité. Saclay est aujourd'hui tournée vers l'avenir avec l’implantation d’activités industrielles et de haute technologie, mais la ville veille à conserver son patrimoine et sa vocation agricole.
Sources Inventaire général des Monuments et des Richesses artistiques de la France 1990

 

Parcours historique dans la ville

Une marche dans le temps : découvrez le Saclay de 1900, l'histoire et l'architecture de la ville en empruntant un parcours jalonné de 13 bornes explicatives, implantées à proximité des bâtiments emblématiques. Visite libre dans le quartier du Bourg. Voir le parcours
 
Sites remarquables

L'église saint Germain
Construite par les moines défricheurs au XIIème siècle, cette église paroissiale succède à une chapelle fondée par l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés de Paris à laquelle doit son nom.  En 1930, la nef de l’église s’écroula. Sa reconstruction fut confiée à l’architecte Barbier qui en inversa l’orientation, reportant le porche d’entrée sur la petite place où se situait le chevet. L'église renferme sous ses voûtes en ogive un cul-de-lampe à personnage et un bénitier Renaissance. Un escalier à vis mène à la cloche "Jeanne". Elle ne conserve que quelques vestiges de son origine, mais elle détient un grand crucifix en bois datant du milieu du XVIème siècle et dont l’histoire est singulière. 

Le Christ de Saclay
Ce Christ était autrefois un crucifix de route. Il s’élevait au carrefour des sept routes du plateau de Saclay et regardait Paris. Au XVIIIème siècle, un chasseur maladroit le menaça de se venger si sa chasse demeurait infructueuse. Au retour, n’ayant pu prendre aucun gibier, il déchargea son arme sur le Christ dont le bras gauche fut brisé. Or, comme il continuait sa route, alors qu’il n’y avait pas d’orage dans l’air, la foudre le frappa devant les étangs, le tuant sur le coup. À la révolution, ce Christ fut relégué dans les combles de l’église, d'où en 1875, il est transféré en procession dans le chœur. Une copie le remplace au carrefour.

 
La Tour Saint-Germain
Cette maison est sans doute la plus ancienne du canton de Bièvres. L’échauguette sur l’angle a bien pu être mise en œuvre au XVIème siècle. Il s’agit d’un élément plus pittoresque que défensif, caractéristique de l’architecture de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance. Située près de l’église, la tour Saint Germain marque le périmètre du noyau ancien du Bourg de Saclay. En face de cette maison, une mare appelée « mare ville », avec un lavoir, a été comblée en 1947. Les plus anciens saclaysiens se souviennent des hivers où ils s’amusaient à faire des glissades sur cette mare. 
 
Le château de la Martinière
Datant du XIXe siècle, ce château accueille aujourd'hui un site du Ministère de la Défense. Depuis son magnifique portail, vous pouvez admirer sa façade et, partant du château, son ancienne voie pavée restée quasiment intacte. Une de ses tours a été transformée en pigeonnier.
 
Le Fort de Villeras
En 1870, la France est en partie occupée par les armées prussiennes. À la suite de cette défaite, on met en place le "Système Séré de Rivières" qui permet notamment la construction de fortifications pour défendre
Paris. Au total, ce sont 18 forts, 5 redoutes et 34 batteries qui ont été construits entre 1874 et 1881. C'est dans ce cadre que le fort de Villeras a été construit entre 1876 et 1881. Aujourd’hui, le site abrite la DGA Essais des Propulseurs.
 
Étangs et rigoles
Sous le règne de Louis XIV, l'ingénieur Thomas GOBERT a construit un réseau hydraulique unique au monde. Passant par les étangs de Saclay et l’aqueduc de Buc, les 34 km de rigoles alimentaient fontaines et bassins du parc du château de Versailles. Elles sont bordées par des bornes gravées d'une couronne ou d’une fleur de lys et de petits ponts en pierre les enjambent. Trois rigoles traversent le territoire de Saclay: les rigoles de Favreuse, des Granges (appelée aussi domaniale) et de Corbeville. Des aqueducs souterrains et aériens complètent ce remarquable dispositif vieux de 300 ans qui s’inscrit dans le paysage.
 
Pavillon du roi
Classé Monument Historique par arrêté du 31 octobre 1912 (classement sous le nom de « Pavillon de l’Etang»), il fut construit à l'époque de Louis XIV en meulière et enduit. Il abrite les soupapes régulant le débit du passage des eaux de l'étang Neuf à l'étang Vieux. Un autre pavillon se trouve à l’ouest de l’Etang Vieux.
 
L'étang Vieux
Créé en 1681, ses eaux alimentaient les plans d'eau du château de Versailles alors que de nos jours elles se déversent dans le Ru de Vauhallan et la Bièvre. C'est un site de la Défense Nationale qui accueille depuis 1980 une réserve ornithologique. Ce lieu de refuge abrite environ 80 espèces nicheuses et plus de 60 espèces d’oiseaux sont des migrateurs réguliers : hérons, cendrés, grands cormorans, canards, colverts, sarcelles, ou encore fuligules milouins fréquentent les roselières.
 
L'étang Neuf
L’eau de cet étang, crée en 1685 est aujourd'hui utilisée comme réfrigérant naturel pour les installations techniques de la DGA Essais Propulseurs.
 

Les anciennes fermes

Ferme des Tournelles
Située au cœur du bourg, cette ferme du fief de la Tournelle appartient aux Célestins de Marcoussis jusqu’à sa vente comme bien d’Eglise pendant la Révolution. Son acquéreur, Cauville de la Martinière, augmente ainsi son domaine déjà vaste. Le logis de forme carrée, d’où le fermier peut tout surveiller, lui offre un confort bourgeois.
La mairie s’y installe dans les années 1980. Des commerces remplacent les bâtiments d’exploitation.
 
Ferme du Colombier
Cette ferme construite au XVIIe siècle constitue un bon exemple de ces exploitations agricoles qui peuplèrent le fertile Plateau de Saclay. Sur la rue, le portail autrefois plein cintre, est surhaussé pour laisser passer les charrettes. Sur la cour, une tour rectangulaire percée de fenêtres donne accès aux étages du logis. Les bâtiments situés à droite du passage comprennent également un logis, ce qui donne à penser que la ferme est le fruit de la réunion de deux exploitations, surmonté d’un toit en pavillon entre deux bâtiments.
 
Ferme d’Orsigny
À l’ouest de l’Étang Vieux de Saclay, on découvre la Ferme d’Orsigny, une antique exploitation dont Camille Jullian dans son Histoire de la Gaule faisait remonter la fondation à l’époque gallo-romaine. Elle appartint à saint Vincent-de-Paul au XVIIèmesiècle. Il n'en reste que de cette époque qu'une porte piétonne en grès taillé. Succédant au manoir de la seigneurie, le logis actuel aurait été construit après 1808. 

 

Le logo « Saclay, coeur de technoverdure »
En 2013, la Ville de Saclay adopte un nouveau logo. Véritable signe de ralliement pour ses habitants, ses acteurs économiques, ses institutions et ses visiteurs, il affirme l’image d’une commune où la nature s’harmonise avec les technologies, où se côtoient savoir et action, sagesse et audace, jeunesse et maturité. Signe de modernité et de tradition, ce logo permet d’affirmer notre ancrage dans le XXIème siècle tout en faisant le lien avec notre blason par sa fleur de lys et sa trajectoire d’électron. On peut aussi y voir une silhouette d’animal, la plume d’un oiseau ou celle d’un indien, une feuille d’arbre : le logo de la Ville revendique un territoire d’imagination ! Et parce qu’il fait bon vivre à Saclay, il est souligné de l’onde claire de nos étangs. Cette fleur contemporaine s’ajoute ainsi à celle de notre “ville fleurie”.

Le blason de 1971
Le symbole atomique « le proton d’or, les neutrons d’argent » représente le centre atomique de Saclay. La «divisée ondée» couleur argent rappelle les étangs. « Les deux fleurs de lys d’or » rappellent que ces étangs ont été construits sous Louis XIV. L’écusson noir avec ses trois besants d’argent étaient les armes de l’abbaye de Saint Germain qui est toujours le « patron » de Saclay.
 
Étymologie
L'origine du nom est peu connue. Sarcleyum, Saclé furent des noms antérieurs à Saclay, toponyme peut-être celtique. La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel.
 

Mairie de Saclay

12 place de la Mairie

91 400
SACLAY
01 69 41 02 83
contact.bourg@saclay.fr