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L'église saint Germain

Construite par les moines défricheurs au XIIème siècle, cette église paroissiale succède à une chapelle fondée par l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés de Paris à laquelle doit son nom.  En 1930, la nef de l’église s’écroula. Sa reconstruction fut confiée à l’architecte Barbier qui en inversa l’orientation, reportant le porche d’entrée sur la petite place où se situait le chevet. L'église renferme sous ses voûtes en ogive un cul-de-lampe à personnage et un bénitier Renaissance. Un escalier à vis mène à la cloche "Jeanne". Elle ne conserve que quelques vestiges de son origine, mais elle détient un grand crucifix en bois datant du milieu du XVIème siècle et dont l’histoire est singulière. 

Le Christ de Saclay
Ce Christ était autrefois un crucifix de route. Il s’élevait au carrefour des sept routes du plateau de Saclay et regardait Paris. Au XVIIIème siècle, un chasseur maladroit le menaça de se venger si sa chasse demeurait infructueuse. Au retour, n’ayant pu prendre aucun gibier, il déchargea son arme sur le Christ dont le bras gauche fut brisé. Or, comme il continuait sa route, alors qu’il n’y avait pas d’orage dans l’air, la foudre le frappa devant les étangs, le tuant sur le coup. À la révolution, ce Christ fut relégué dans les combles de l’église, d'où en 1875, il est transféré en procession dans le chœur. Une copie le remplace au carrefour.

La Tour Saint-Germain
Cette maison est sans doute la plus ancienne du canton de Bièvres. L’échauguette sur l’angle a bien pu être mise en œuvre au XVIème siècle. Il s’agit d’un élément plus pittoresque que défensif, caractéristique de l’architecture de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance. Située près de l’église, la tour Saint Germain marque le périmètre du noyau ancien du Bourg de Saclay. En face de cette maison, une mare appelée « mare ville », avec un lavoir, a été comblée en 1947. Les plus anciens saclaysiens se souviennent des hivers où ils s’amusaient à faire des glissades sur cette mare. 

Le château de la Martinière

Datant du XIXe siècle, ce château accueille aujourd'hui un site du Ministère de la Défense. Depuis son magnifique portail, vous pouvez admirer sa façade et, partant du château, son ancienne voie pavée restée quasiment intacte. Une de ses tours a été transformée en pigeonnier.

Le Fort de Villeras

En 1870, la France est en partie occupée par les armées prussiennes. À la suite de cette défaite, on met en place le "Système Séré de Rivières" qui permet notamment la construction de fortifications pour défendre
Paris. Au total, ce sont 18 forts, 5 redoutes et 34 batteries qui ont été construits entre 1874 et 1881. C'est dans ce cadre que le fort de Villeras a été construit entre 1876 et 1881. Aujourd’hui, le site abrite la DGA Essais des Propulseurs.

Étangs et rigoles
Sous le règne de Louis XIV, l'ingénieur Thomas GOBERT a construit un réseau hydraulique unique au monde. Passant par les étangs de Saclay et l’aqueduc de Buc, les 34 km de rigoles alimentaient fontaines et bassins du parc du château de Versailles. Elles sont bordées par des bornes gravées d'une couronne ou d’une fleur de lys et de petits ponts en pierre les enjambent. Trois rigoles traversent le territoire de Saclay: les rigoles de Favreuse, des Granges (appelée aussi domaniale) et de Corbeville. Des aqueducs souterrains et aériens complètent ce remarquable dispositif vieux de 300 ans qui s’inscrit dans le paysage.

Pavillon du roi

Classé Monument Historique par arrêté du 31 octobre 1912 (classement sous le nom de « Pavillon de l’Etang»), il fut construit à l'époque de Louis XIV en meulière et enduit. Il abrite les soupapes régulant le débit du passage des eaux de l'étang Neuf à l'étang Vieux. Un autre pavillon se trouve à l’ouest de l’Etang Vieux.

L'étang Vieux

Créé en 1681, ses eaux alimentaient les plans d'eau du château de Versailles alors que de nos jours elles se déversent dans le Ru de Vauhallan et la Bièvre. C'est un site de la Défense Nationale qui accueille depuis 1980 une réserve ornithologique. Ce lieu de refuge abrite environ 80 espèces nicheuses et plus de 60 espèces d’oiseaux sont des migrateurs réguliers : hérons, cendrés, grands cormorans, canards, colverts, sarcelles, ou encore fuligules milouins fréquentent les roselières.

L'étang Neuf

L’eau de cet étang, crée en 1685 est aujourd'hui utilisée comme réfrigérant naturel pour les installations techniques de la DGA Essais Propulseurs.

Ferme des Tournelles

Située au cœur du bourg, cette ferme du fief de la Tournelle appartient aux Célestins de Marcoussis jusqu’à sa vente comme bien d’Eglise pendant la Révolution. Son acquéreur, Cauville de la Martinière, augmente ainsi son domaine déjà vaste. Le logis de forme carrée, d’où le fermier peut tout surveiller, lui offre un confort bourgeois. La mairie s’y installe dans les années 1980. Des commerces remplacent les bâtiments d’exploitation.

Ferme du Colombier

Cette ferme construite au XVIIe siècle constitue un bon exemple de ces exploitations agricoles qui peuplèrent le fertile Plateau de Saclay. Sur la rue, le portail autrefois plein cintre, est surhaussé pour laisser passer les charrettes. Sur la cour, une tour rectangulaire percée de fenêtres donne accès aux étages du logis. Les bâtiments situés à droite du passage comprennent également un logis, ce qui donne à penser que la ferme est le fruit de la réunion de deux exploitations, surmonté d’un toit en pavillon entre deux bâtiments.

Ferme d’Orsigny

À l’ouest de l’Étang Vieux de Saclay, on découvre la Ferme d’Orsigny, une antique exploitation dont Camille Jullian dans son Histoire de la Gaule faisait remonter la fondation à l’époque gallo-romaine. Elle appartint à saint Vincent-de-Paul au XVIIèmesiècle. Il n'en reste que de cette époque qu'une porte piétonne en grès taillé. Succédant au manoir de la seigneurie, le logis actuel aurait été construit après 1808.